Les énergies… Ce qu’il faut savoir

Le 23 janvier 2017 :

La vague de froid sévit sur l’Hexagone et les factures de chauffage risquent de s’envoler…

Une étude réalisée par QuelleEnergie.fr estime les dépenses moyennes à plus de 1.600 euros par an. Electricité, gaz ou bois, quelles sont les solutions les plus utilisées en France ? Tour d’horizon.


La facture de chauffage moyenne est de 1.600 € par an

Les températures dégringolent, les dépenses énergétiques flambent. Alors que le thermomètre descend allègrement sous le zéro et qu’EDF et RTE s’inquiètent de problèmes d’approvisionnement électrique en raison d’une forte demande non satisfaite par une offre réduite, le site QuelleEnergie.fr s’est penché sur la facture de chauffage moyenne pour un foyer français. Il ressort qu’en 2016, elle atteignait 1.611 € par an, un montant plus que conséquent, représentant plus de 134 € par mois ! L’enquête, menée à partir des déclarations de 19.663 personnes dans le simulateur web du site, révèle d’autres tendances, notamment les solutions les plus couramment rencontrées dans les maisons et appartements français.

Le bois est la solution la moins chère

Sans surprise, l’énergie la plus utilisée pour se chauffer, est l’électricité (38 % des cas) située juste devant le gaz (35 %). Ces deux solutions dominent le marché puisque la troisième énergie la plus fréquemment rencontrée est le fioul (19 %), tandis que le chauffage au bois ne concerne que 5 % de la population étudiée. Il ressort également d’immenses disparités entre les factures respectives. Le chauffage électrique revient, annuellement, à 1.726 €, ce qui est légèrement supérieur à la moyenne de l’enquête (+7 %). Le fioul domestique, pour sa part, se révèle encore moins économique, puisque la facture annuelle grimpe à 1.927 € (+20 % par rapport à la moyenne). A l’autre extrémité de l’éventail des prix, le gaz parvient à faire une différence, puisque la facture associée est évaluée à 1.415 € (-12 %), tandis que le bois montre son avantage économique : il est moitié moins cher, à 811 € par an (-50 %).


Le site QuelleEnergie.fr s’est ensuite penché sur cette dépense en chauffage ramenée au mètre carré de logement. Et les résultats évoluent légèrement puisque l’électricité devient la solution la plus onéreuse (15,9 €/m² chauffé), devant le fioul (12,6 €/m²), le gaz (11,5 €/m²) et le bois (6,1 €/m²). Les auteurs de l’enquête analysent : “Ces résultats sont à considérer au regard de l’évolution des prix des énergies de chauffage. En 2016, le prix de l’électricité a augmenté de +2,8 %, le prix du fioul et du gaz ont baissé de respectivement -10,5 % et -9,2 %, alors que le prix du bois a augmenté de +3,4 %”.



Des habitations un peu mieux isolées

Du côté de l’efficacité énergétique des logements français, l’enquête révèle que le niveau moyen des étiquettes énergétiques est en progrès. En 2015, l’étiquette moyenne se situait au niveau “E”, correspondant à une consommation moyenne comprise entre 330 et 450 kWh/m²/an. Les auteurs notent avec satisfaction : “L’étiquette moyenne des logements en France se situe, en 2016, entre l’étiquette D et l’étiquette E. Il y a donc une amélioration visible des efforts réalisés ces dernières années en matière de rénovation énergétique”. Selon les chiffres compilés par le site Internet, 47 % des foyers français se placent en effet sous ces deux niveaux, dont 25 % ont une consommation comprise entre 230 et 330 kWh/m²/an. Un peu moins de 20 % des ménages ont même un logement encore plus performant, classé “C” (entre 150 et 230 kWh/m²/an). En revanche, 14 % des habitats sont toujours peu satisfaisants car classés “F” (entre 330 et 450 kWh/m²/an) et 12 % sont même au-delà de cette limite et classés “G”. Les très bons élèves restent relativement rares, avec seulement 6 % d’étiquettes “B” (entre 90 et 150 kWh/m²/an) et 1 % d’étiquettes “A” (moins de 50 kWh/m²/an). Il reste donc une belle marge de progression pour réduire les factures de chauffage.

Source : actubati.com

Lien : http://www.batiactu.com/edito/facture-chauffage-moyenne-est-1600-e-par-an-47666.php?MD5email=69b7da24bb414eb69891a4ee7cdd259c&utm_source=news_actu&utm_medium=edito&utm_content=article


Les énergies… ce qu’il faut savoir


dscn9064La production d’énergie
implique la transformation d’une ressource naturelle comme le pétrole, le gaz, le charbon, le vent, le soleil ou l’eau  en une énergie  qui nous sert pour le chauffage ou l’équipement électrique.
Selon les énergies primaires et la transformation qu’elles subissent, il existe des déperditions d’énergie plus ou moins grandes, il faut de l’énergie pour produire de l’énergie ! C’est ce que l’on exprime lorsqu’on distingue énergie primaire et énergie finale

1. Quelle est la différence entre énergie primaire et énergie finale ?

L’énergie primaire est l’énergie « potentielle » contenue dans les ressources naturelles (comme le bois, le gaz, le pétrole, etc) avant toute transformation.

L’énergie finale est l’énergie consommée et facturée à chaque bâtiment, en tenant compte des pertes lors de la production, du transport et de la transformation du combustible.


COMMENT CONVERTIR ?B3_C3_energieprimaire1

Pour l’électricité, 1 kWh en énergie finale équivaut à 2.58 kWh en énergie primaire. Ce taux de conversion, normalisé, a été calculé en prenant en compte le rendement moyen de production d’électricité dans les centrales de France, qui est de 43,5% ainsi que les pertes lors de la distribution qui sont de 5%. On a donc un rendement de production d’électricité de 38,5%, d’où le coefficient 2,58.


B3_C3_energieprimaire

Mis à part l’énergie électrique, le taux de conversion de toutes les autres énergies est de 1 (énergie primaire = énergie finale).


2. Energie grise ou l’énergie que l’on ne voit pas

travauxL’énergie grise, « embodied energy » en anglais désigne l’énergie qui ne se voit pas, qui est incluse dans le matériau. L’énergie grise correspond à la quantité d’énergie nécessaire pour produire un bien industriel ou un matériau.

Pour bien choisir un matériau d’isolation, il faudra être attentif à sa performance thermique bien sûr mais aussi intégrer et comparer l’énergie qu’il a fallu consommer pour la fabriquer !L’énergie grise est présente à différents niveaux :

  • à la conception d’un produit ou d’un matériau
  • au moment de l’extraction des matières premières
  • au moment du transport de ces matières premières
  • lors de la transformation des matières premières et la fabrication du produit fini
  • au moment de la commercialisation du service
  • à l’usage du produit ou lors de la mise en œuvre du matériau
  • au moment du recyclage

L’impact environnemental constitue aujourd’hui tout l’enjeu du calcul de l’énergie grise. Car même si l’on est  capable de construire des bâtiments plus respectueux de l’environnement et des produits au bilan carbone allégé, les émissions de gaz à effet de serre sont toujours aussi conséquentes dans les phases de production.

Et l’objectif de notre territoire? énergie finale ou énergie primaire?

Le bâtiment, un des secteurs les plus gourmands en consommation d’énergie et … le deuxième produisant le plus de Gaz à Effet de Serre (GES) après le transport…Pas étonnant que les spécialistes se penchent sur ce secteur, et que notre Communauté de communes ait choisie d’en faire la priorité de PLANET 2030.

Sur le Pays de La Gacilly, nous avons opté pour un objectif de consommation en énergie finale exprimé en KWhEF car il correspond aux consommations de nos habitations, celles qui correspondent à nos dépenses d’énergies.  Même si vous consommez des stères de bois ou des litres de fioul, pour faciliter la compréhension, toutes les énergies dépensées dans la maison sont converties en kWh. Ainsi pour respecter la loi sur la transition énergétique il faut réduire d’ici 2030 de 20% la consommation d’énergie globale de tous les foyers de notre territoire. Le territoire a pour objectif d’économiser 25000 MWh et vous pouvez déterminer votre propre objectif tenant compte de la surface du logement et du nombre d’habitants du foyer!

CALCULER VOTRE CONSOMMATION ENERGETIQUE

 

3. La valeur verte dans l’immobilier

Economie d'énergie

La « valeur verte » représente :

la valeur nette additionnelle d’un bien immobilier dégagée grâce à une meilleure performance environnementale.

Elle est principalement liée à la performance énergétique d’une maison, d’un appartement dit « vert » ; il est plus rentable qu’un bâtiment classique, car moins énergivore. Ceci dit, l’énergie verte prend également en compte l’accès aux transports en commun, aux matériaux de construction, à la qualité de son insertion locale, etc.

Avec l’augmentation croissante de la facture énergétique, les bâtiments à haute performance énergétique sont promus à un bel avenir.


76% des Français reconnaissent l’intérêt d’une « valeur verte » dans l’immobilier

Une grande majorité de Français pense qu’un logement peu énergivore vaudra, à terme, plus cher qu’un logement aux fortes consommations énergétiques:  46% des Français se disent favorables à l’acquisition d’un bien performant sur le plan énergétique.

La valeur verte dans les logements anciens

Efficacité énergétique    L’ADEME a chiffré la valeur verte d’un bien immobilier sur le territoire national par une approche théorique. De nombreuses variables influent sur le niveau de la valeur verte, mais nous savons que le coût des énergies va augmenter dans les prochaines années et  la valeur verte d’un bien immobilier  devenir un critère important de choix des acheteurs.

Dans l’immobilier ancien, l’important potentiel d’économies d’énergie renforce la valeur verte. Elle peut représenter jusqu’à 30% de la valeur marchande d’un bien (dans un contexte de jeu d’offre et de demande normal), en fonction notamment des sources d’énergie utilisées au départ, de l’âge du logement et du prix de marché initial pour ce type de logement (plus ce prix est bas, plus le pourcentage de valeur verte induit par les économies d’énergie sera élevé)
Les études de cas permettent de mettre en évidence la performance énergétique comme une composante essentielle de la valeur verte, mais aussi comme un important critère de différenciation entre les logements.

Cette approche est confirmée par les réseaux immobiliers de notre territoire, à l’appui de cette certitude, un sondage Harris « les Français et leur préoccupation en matière de précarité énergétique pour leur logement » * et ces deux chiffres : 81 % des propriétaires sont conscients que la performance énergétique a une incidence sur la valeur de leur(s) bien(s) et 63 % des locataires seraient prêts à verser un loyer plus important pour un logement dont la performance énergétique serait supérieure. 16 % d’entre eux accepteraient même une majoration du loyer de 8%. Dans une logique de valorisation dʼun bien immobilier, la réalisation de travaux dʼamélioration de la performance énergétique peut donc sʼavérer un investissement judicieux.

Télécharger ici l’étude de l’ADEME