Systèmes de chauffage énergies carbonées

Ce qu’il faut savoir sur les énergies carbonées

Businessman petrol concept

Les énergies carbonées comme le fioul, le gaz, le charbon ou l’uranium sont des énergies ”naturelles” à base de carbone (comme le bois) mais avec un gros inconvénient, celui d’être non renouvelable ! Ies hommes ont consommé très rapidement , environ en 150 ans, les réserves constituées par la nature depuis des milliards d’années ! La Loi de Transition Energétique pour la Croissance Verte ,afin de lutter contre les risques de réchauffement accéléré de la planète, nous fixe de réduire de 30% notre consommation d’énergie carbonnée d’ici 2030. Les experts prévoient des augmentations de prix sérieuses à court et moyen terme sur les énergies carbonnées, une autre bonne raison pour modérer sa consommation ou passer à un système de chauffage utilisant des énergies renouvelables.



Deux remarques avant d’aborder la présentation des systèmes de chauffage à votre disposition:

  • Avant de penser à remplacer son système de chauffage, il faut très bien isoler son logement, la meilleure énergie est celle qu’on ne consomme pas ! Et il est essentiel de dimensionner la puissance de son système de chauffage à son vrai besoin.
  • Entretenir son système de chauffage permet également de faire des économies. Le bon moment pour réaliser l’entretien de votre chaudière par exemple, c’est avant le début de l’hiver. Une chaudière bien entretenue peut consommer jusqu’à 12% d’énergie en moins, sa durée de vie sera augmentée et les risques de pannes seront fortement limités. C’est une opération obligatoire, une fois par an, depuis 2009, qui garantit un bon fonctionnement de votre appareil. Lors de sa visite, le professionnel doit respecter quelques obligations : vérifier l’état de la chaudière et la nettoyer si nécessaire, faire les réglages pour optimiser le rendement et éviter l’émission de monoxyde carbone dangereux pour la santé, évaluer les performances énergétiques (rendement, émissions de polluants…) et les comparer à celles des nouveaux équipements.

Bon à savoir :
Lors d’une visite d’entretien, le professionnel doit vous conseiller sur le bon usage de l’équipement et les gestes économes. Sous 15 jours après l’intervention, il doit vous faire parvenir une attestation d’entretien (à conserver pendant deux ans), attestation obligatoire en cas de sinistre.


1. Systèmes de chauffage électrique

Concept maison chauffage, climatisationL’état met à notre disposition l’énergie électrique, celle-ci provient essentiellement du nucléaire (80%), de centrales thermiques au fioul, au gaz ou au charbon. Il est vrai qu’une petite partie de la production provient également d’énergies ENR, d’éoliennes ou de barrages hydro-électriques, mais pour le moment en France l’électricité n’est  pour l’essentiel pas produite avec de l’énergie renouvelable.

Sur la Communauté de communes de la gacilly, les systèmes de chauffage électriques représentent 50% de l’équipement des foyers, devant le fioul (25%).

Ses avantages :
Son avantage principal : il est économique  à l’investissement
Ses coûts de maintenance sont faibles voire inexistants
Facilité d’utilisation, stabilité de l’acheminement de l’électricité, pas besoin de stockage individuel

Ses inconvénients :
Il n’est pas éligible aux aides financières en vigueur (sauf pompes à chaleur)
L’électricité est plus chère que la plupart des autres énergies
L’électricité n’est pour le moment pas une énergie verte
L’électricité est très pénalisée lors des calculs de la RT 2012, à cause du facteur d’énergie primaire. C’est pourquoi moins de 1% des constructions neuves (BBC / RT 2012) utilise le chauffage électrique.

Quels sont les différents types de chauffage électrique ?

Ils sont nombreux mais on peut les regrouper en 4 catégories :

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  • Les convecteurs (classiques ou soufflants)
  • Les radiants ou radiateurs :
    On y retrouve, les radiants classiques, les radiateurs à fluide caloporteur, à accumulation, à infrarouge, à infrarouge lointain…
  • Les planchers chauffants électriques et les chaudières électriques.
  •  Les pompes à chaleur (PAC) : ZOOM

Ce système électrique a connu un très grand succès ces dernières années. Durant les 10 dernières années, les ventes de pompes à chaleur ont explosées en France. En Bretagne les températures modérées en hiver permettent une bonne utilisation des pompes à chaleur. Elles fonctionnent grâce à l’électricité, qui est une énergie accessible à défaut d’être bon marché. De plus, ce sont les seuls systèmes à bénéficier de rendements supérieurs à 1, que l’on appelle coefficient de performance (COP). Cela signifie qu’en payant 1 kWh d’électricité, la maison recevra jusqu’à 4 à 5 kWh de chaleur. A noter que tout le monde (ou presque) possède déjà une pompe à chaleur car c’est ce principe qui équipe nos réfrigérateurs.

Ce système ne constitue pas une énergie renouvelable car il a besoin d’un apport électrique extérieur pour fonctionner. Cela dit, cette opération crée davantage d’énergie qu’elle n’en consomme et permet donc de réaliser des économies conséquentes. Au sein d’une maison en bois ou couplée à une isolation thermique conséquente ainsi qu’à un chauffe-eau économique (solaire ou thermodynamique), la maison basse consommation est à portée de main !

Comment marche une pompe à chaleur ?

Le principe d’une pompe à chaleur repose sur la différence de températures entre l’évaporation et la condensation selon la pression d’un fluide frigorigène. Le principe : la chaleur de l’air extérieur (même en dessous de 0°C il y a de la chaleur) ou de l’eau va faire évaporer le fluide de la PAC (évaporateur). Une fois celui-ci compressé (compresseur), il se condensera à l’intérieur de la maison (condenseur), libérant la chaleur qu’il a accumulé. Enfin, le détendeur permettra de remettre le fluide à l’état initial, c’est-à-dire liquide et à basse pression.

Important ! Les coefficients de Performance (COP) peuvent atteindre 4 ou 5 (ou plus) mais cela pour des températures extérieurs élevées (15°C). Or, plus il fait froid dehors, plus la pompe à chaleur va avoir du mal à puiser les calories contenues dans l’air. Généralement, les coefficients de performance (COP) sont données jusqu’à -7°C et ils chutent parfois à moins de 2… Ce qui fait que les PAC sont mal adaptés aux hivers rigoureux ! Enfin il faut bien noter qu’il s’agit de systèmes complexes, nécessitants un artisan sérieux et du matériel de bonne qualité afin d’éviter tout dysfonctionnement pendant l’hiver…

Les techniques de chauffage grâce aux pompes à chaleur :

a. Les pompes à chaleur aérothermiques

pac aérothermiqueCe sont les systèmes les plus utilisés. Ils captent les calories de l’air extérieur pour les restituer grâce à des ventilo-convecteurs (convecteurs à air) ou par le biais de planchers chauffants à eau. Ils sont faciles à mettre en place et restent moins onéreux que les systèmes géothermiques mais avec des performances moindres. Dans le cas des PAC aérothermiques, les COP sont généralement de 3 à 10 selon la température extérieure.

Important !

  • Dans le cas où la PAC air/eau est installée à l’extérieur du logement, il est nécessaire de veiller à ne pas créer des nuisances acoustiques de voisinage.

b. Les pompes à chaleur géothermiques horizontales

Le système permet de capter les calories contenues dans la terre pour la restituer à l’intérieur

  •  la géothermie sur capteur horizontal

Source : AtlanticCe type de captage est le plus répandu. Il requiert de décaper le terrain de 1.5 à 2.5 fois la surface de la maison, pour y enfouir un réseau de tubes qui sera recouvert de la terre remblayée. Attention il ne faudra plus circuler en tracteur ou en voiture sur cet espace de terrain !

  • la géothermie sur eau de nappe

Source : AtlanticCe type de captage est pratiqué depuis de nombreuses années. Le principe est de pomper l’eau de la nappe, et d’y récupérer des calories avant de la rejeter dans cette même nappe en un point aval de son écoulement.La température élevée et constante (>10°C) permet d’atteindre des performances maximales des pompes à chaleur.

2. Le chauffage au fioul

C’est le système le plus répandu dans nos anciennes maisons, cependant, depuis les chocs pétroliers, et plus récemment depuis la prise de conscience écologique, elles ont quasiment disparues dans le neuf car l’impact environnemental est important. La combustion du fioul rejette beaucoup de CO2 (le gaz carbonique participe à l’effet de serre) et de  SO2 (dioxyde de soufre) qui provoque des pluies acides. Par contre dans le cas de la rénovation, elles restent très présentes! 25% des logements sont au fioul sur la Communauté de Communes du Pays de La Gacilly.

Quels sont les différents types de chaudière au fioul?

  • La chaudière fioul classique :
    Le terme “chaudière classique” vient par opposition à la chaudière à condensation. Son rendement est estimé aux alentours de 80%, les anciennes chaudières sont désormais interdites à l’installation.
  • La chaudière à condensation :
    Elle bénéficie d’aide financière à l’achat car elle est moins polluante, elle récupère la chaleur latente contenue dans la vapeur d’eau des fumées. Et c’est grâce à ce fonctionnement que l’on obtient un rendement qui peut atteindre presque 100%.

L’inconvénient principal des chaudières fioul est son coût,    La dépendance envers le prix du baril de pétrole est très importante. il est donc difficile de prévoir son budget chauffage.

3. Le chauffage au gaz

Frau an Heizung im HeizkellerAvec le développement du gaz de ville, le chauffage au gaz est à la mode et prend progressivement la place du chauffage fioul sur le marché de la rénovation. L’apparition des chaudières gaz à condensation en a fait un moyen de chauffage très efficace répondant aux exigences de la RT 2012 et particulièrement adapté aux planchers chauffants.

Si vous n’avez pas accès au gaz naturel, ce qui est souvent le cas en rural, vous pouvez mettre en place une cuve de GPL (gaz de propane liquéfié). Mais contrairement au gaz naturel, cette énergie reste chère, et dépend entièrement des variations des prix du pétrole (dont il est issu). En outre, les pétroliers ont l’habitude de proposer de garder la propriété de la cuve, ce qui rend la clientèle complètement captive d’un seul fournisseur… et contribue à augmenter les prix !

  • Les chaudières gaz classiques :

On parle ici des chaudières classiques par opposition aux chaudières à condensation. Le principe est extrêmement simple : on brûle du gaz et les fumées créées passent dans un échangeur où circule l’eau qui alimente ensuite le circuit de chauffage ou d’eau chaude. Les chaudières classiques au gaz ont généralement un rendement avoisinant les 93% (sur PCI), qui dépend évidemment de la qualité de la chaudière (plus ou moins isolée par exemple), de sa pose ou encore de la régulation (qui pilote les températures de consigne et induit plus ou moins de cycles marche/arrêt).

  • Les chaudières gaz à basse température :

Les chaudières basse température ne sont ni plus ni moins que des chaudières classiques. Elles ont souvent été présentées comme une révolution, mais la seule nouveauté, c’est de limiter la température de départ, généralement à 40°C, ce qui est suffisant pour un plancher chauffant ou des radiateurs basse température qui sont très grands. De ce fait, la chaudière va avoir un meilleur rendement qu’une chaudière fonctionnant avec une température classiques, c’est-à-dire plutôt autour des 70 à 80°C.

  • Les chaudières gaz à condensation :

Les chaudières à condensation fonctionnent sur le même principe que les chaudières classiques. Cependant elles permettent de récupérer la chaleur latente contenue dans la vapeur d’eau des fumées. On obtient ainsi un rendement supérieur qui peut atteindre plus de 105% sur PCI. Cette technique s’avère un peu plus onéreuse à l’achat, mais l’investissement est très vite rentabilisé car on améliore sensiblement les performances. Les chaudières gaz à condensation sont aujourd’hui le standard en matière de chauffage au gaz.

Mais pour fonctionner de manière optimum, le retour du chauffage doit être le plus froid possible pour mieux faire condenser la fumée et récupérer plus de chaleur. Une chaudière gaz à condensation sera ainsi beaucoup plus efficace sur un circuit de plancher chauffant où le retour du chauffage est d’environ 30°C, que sur un circuit de radiateurs classiques où le retour est plutôt autour de 50°C. Ceci étant dit, les radiateurs sont souvent surdimensionnés, il est donc tout à possible de diminuer un peu les températures de départ (et donc de retour), sans altérer le confort thermique. La chaudière tournera certes plus longtemps (ce qui n’est pas gênant), mais “condensera” plus et consommera ainsi moins d’énergie.

A noter : à l’inverse des chaudières à condensation au fioul, il n’y a pas besoin de traitement particulier des conduits car la combustion du gaz ne produit pas de dioxyde de souffre.